Réglementation
Conformité ESPR pour les marques d’habillement
La piste d’audit pour la publication au titre de l’article 24 et l’interdiction de destruction prévue à l’article 25, constituée au fil de vos opérations, quel que soit le parcours du lot.
La plupart des marques d’habillement ne sont pas encore prêtes à publier leurs informations au titre de l’article 24.
- Publication au titre de l’article 24
- Interdiction de destruction, article 25
- 19 juillet 2026 pour les grandes entreprises
Ce que dit réellement la réglementation
Comment documenter le devenir des produits invendus au titre de l’article 24 et de l’interdiction de destruction prévue à l’article 25. Flexireo enregistre chaque lot dès son arrivée, consigne la décision de tri qui fixe son parcours (reconditionnement, préparation en vue du réemploi, don, recyclage, autre valorisation ou élimination) et produit la piste d’audit qu’exigent les deux articles, pour tous les parcours et pas seulement le reconditionnement. L’interdiction s’applique aux grands opérateurs économiques depuis le 19 juillet 2026 et s’étendra aux opérateurs économiques de taille moyenne le 19 juillet 2030.1
Le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), officiellement le règlement (UE) 2024/1781, est entré en vigueur le 18 juillet 2024.1 C’est le cadre central de l’Union pour les exigences environnementales applicables aux produits mis sur le marché de l’Union. L’article 24 crée une obligation de transparence : les grands opérateurs économiques doivent publier des informations sur les produits de consommation invendus qu’ils mettent au rebut comme déchets.
L’article 25 crée une interdiction : les grands opérateurs économiques ne peuvent plus détruire certaines catégories de produits de consommation invendus, dont les vêtements, accessoires d’habillement et chaussures énumérés à l’annexe VII.
Deux actes complémentaires rendent le règlement applicable en pratique. Le règlement d’exécution (UE) 2026/2, publié au Journal officiel de l’Union européenne le 10 février 2026 et applicable à partir du 2 mars 2027, fixe le format standardisé de publication et les rubriques de l’annexe I.2 Le règlement délégué (UE) 2026/296 (anciennement C(2026) 659) énumère les dix dérogations qui permettent encore à un grand opérateur économique de détruire un produit invendu.3 Ces deux textes sont courts et structurés, et méritent une lecture attentive.
Les contenus de Flexireo sont revus en continu à partir des dernières versions consolidées de ces textes.
Ce qu’est un produit de consommation invendu
Les articles 24 et 25 reposent sur une même définition. L’article 2, point 37, de l’ESPR définit le produit de consommation invendu comme tout produit de consommation qui n’a pas été vendu, y compris les surplus, les excédents de stock et les stocks dormants, ainsi que les produits retournés par un consommateur en vertu de son droit de rétractation prévu à l’article 9 de la directive 2011/83/UE (directive relative aux droits des consommateurs) ou pendant un délai de retour plus long proposé par le professionnel.18
Trois conséquences comptent particulièrement pour les marques d’habillement et de chaussures.
Les surplus et les stocks dormants sont concernés. Peu importe depuis combien de temps un produit est en vente : tout stock invendu que vous mettez au rebut entre dans le champ de l’article 24 et, s’il relève d’une catégorie de l’annexe VII, dans celui de l’interdiction prévue à l’article 25.
Les retours clients sont concernés lorsqu’ils relèvent du droit de rétractation. Ce droit s’applique aux ventes à distance et hors établissement : un produit retourné pendant ce délai, ou pendant un délai de retour plus long que vous proposez, devient un produit de consommation invendu une fois revenu chez vous et non revendu. Les retours qui reviennent par la logistique inverse puis sont mis au rebut relèvent donc des deux articles.8
Les produits achetés par un consommateur puis jetés ne sont pas concernés. Les déchets post-consommation relèvent du droit des déchets et de la responsabilité élargie du producteur, notamment de la directive-cadre relative aux déchets et des futures règles de REP pour le textile, et non des articles 24 et 25.7
En pratique : si l’unité est chez vous et n’a jamais été vendue définitivement à un consommateur, c’est un produit de consommation invendu. Une fois qu’un achat est conclu et n’a pas été annulé, ce que le consommateur fait ensuite du produit sort du champ de ces deux articles. Ce qui les déclenche, c’est la mise au rebut du stock par l’opérateur économique, pas le geste du consommateur qui jette un produit lui appartenant.
Les volumes d’invendus textiles que le règlement veut réorienter
Le communiqué de la Commission européenne du 9 février 2026 et le rapport 2024 de l’Agence européenne pour l’environnement sur les textiles retournés et invendus donnent l’ampleur du problème en trois chiffres. Flexireo les cite comme données publiées officiellement, et non comme des données opérationnelles vérifiées.
- des textiles invendus en Europe sont détruits avant même d’avoir été portés (Commission européenne, 9 février 2026)[^4]
- 4 à 9 %des textiles invendus en Europe sont détruits avant même d’avoir été portés (Commission européenne, 9 février 2026)4
- d’émissions de CO₂, presque autant que les émissions nettes totales de la Suède en 2021 (Commission européenne)[^4]
- 5,6 millions de tonnesd’émissions de CO₂, presque autant que les émissions nettes totales de la Suède en 2021 (Commission européenne)4
- de textiles détruits chaque année dans l’UE avant d’arriver chez le consommateur (Agence européenne pour l’environnement, 2024)[^5]
- 264 000 à 594 000 tonnesde textiles détruits chaque année dans l’UE avant d’arriver chez le consommateur (Agence européenne pour l’environnement, 2024)5
Les dates de l’ESPR qui comptent pour les marques d’habillement et de chaussures
Le compte à rebours est terminé : les règles s’appliquent. L’interdiction de destruction concerne les grands opérateurs économiques depuis le 19 juillet 2026,1 si bien que chaque unité mise au rebut depuis doit s’appuyer sur une dérogation documentée. Le format standardisé de publication suivra le 2 mars 2027.2 Les opérateurs économiques de taille moyenne ont jusqu’au 19 juillet 2030.3 Flexireo recommande de construire dès maintenant la piste d’audit, quelle que soit la taille de l’entreprise, car ce sont les données recueillies pendant le reconditionnement qui serviront de base à tout contrôle.
18 juil. 2024
Entrée en vigueur de l’ESPR
10 fév. 2026
Publication du format de déclaration
19 juil. 2026
Interdiction de destruction (grands opérateurs)
2 mars 2027
Format standardisé obligatoire
19 juil. 2030
Extension aux opérateurs de taille moyenne
Les cinq catégories d’informations exigées par l’article 24
La publication au titre de l’article 24 repose sur cinq catégories d’informations, organisées selon le modèle de l’annexe I. La structure est simple, mais les données à fournir sont exigeantes pour les marques qui ne suivent pas encore la non-conformité dans le détail.
Article 24, paragraphe 1, de l’ESPR, organisé selon l’annexe I du règlement d’exécution (UE) 2026/2[^2]
1. Identification de l’entité
2. Informations sur les produits par code NC
3. Motifs de mise au rebut
4. Répartition des opérations de traitement des déchets
5. Mesures préventives
Comment les données de Flexireo remplissent les rubriques de l’article 24
L’article 24 ne demande pas un projet à part, mais des données opérationnelles à l’unité. Le tableau ci-dessous montre quelle donnée de Flexireo alimente chaque rubrique. La publication devient un simple export, et non une recherche laborieuse à chaque échéance.
| Rubrique de la déclaration (annexe I) | Ce que demande l’annexe I | D’où vient la donnée dans Flexireo |
|---|---|---|
| Identification de l’entité | Raison sociale, adresse, coordonnées et EUID de l’opérateur | Profil de l’entreprise, saisi une fois et réutilisé pour chaque enregistrement |
| Informations sur les produits par code NC | Quantité par code NC, nombre d’unités et poids en kg | Données de réception à l’unité, avec la correspondance entre la référence produit et le code NC, les quantités et le poids |
| Motifs de mise au rebut | Motifs par catégorie, avec la référence à la dérogation du règlement délégué (UE) 2026/296 si besoin | Décisions de tri structurées, avec la dérogation rattachée au moment de la décision |
| Opérations de traitement des déchets | Part orientée vers le réemploi, le recyclage, l’autre valorisation, l’élimination ou une destination inconnue | Confirmations des opérateurs de traitement, avec identité de l’opérateur, horodatage et code de traitement |
| Mesures préventives | Mesures prises et prévues pour réduire les invendus | Fiches d’évaluation des ateliers, analyses des causes et actions correctives |
Les dix dérogations
L’interdiction de destruction de l’article 25 n’est pas absolue. L’article 2 du règlement délégué (UE) 2026/296 prévoit dix dérogations dans lesquelles un grand opérateur économique peut encore détruire des vêtements ou des chaussures invendus.3 Chacune exige une documentation conservée cinq ans et présentée aux autorités dans un délai de 30 jours sur demande.3 Flexireo enregistre la dérogation au moment de la décision et conserve les preuves avec la fiche du produit.
Selon le règlement délégué (UE) 2026/296[^3]
Produits dangereux (GPSR)
Non-conformité hors sécurité
Violation de propriété intellectuelle
Licence expirée ou résiliée
Impropres au réemploi
Réparation non rentable
Défauts irréparables
Don refusé
Aucun acteur de l’économie sociale disponible
Aucun acquéreur dans un délai raisonnable
Construire la piste d’audit en pratique
Une piste d’audit à la hauteur de l’ESPR repose sur quatre réflexes : la traçabilité à l’unité dès l’arrivée, l’horodatage de chaque statut avec l’identité de l’opérateur, des photos prises au moment de la décision et une conservation automatique des preuves pendant cinq ans. Elle couvre chaque lot à partir de la décision de tri : les unités qui partent en reconditionnement, en réemploi, en don ou en recyclage restent dans le même registre. Un écart de plus de 10 % entre vos informations publiées et les registres des opérateurs de traitement constitue une non-conformité.2 Le suivi à l’unité de Flexireo est conçu pour garder cet écart bien en dessous de 10 %, car les confirmations des opérateurs sont saisies sous forme de données structurées directement dans la plateforme.
Comment Flexireo vous prépare à l’ESPR
La publication au titre de l’article 24 repose sur des données que votre équipe produit déjà à la réception, au tri et au traitement de chaque lot invendu. La question est de savoir si elles sont éparpillées à quinze endroits ou réunies au même endroit. Flexireo remplace la course de fin d’année par des données structurées, saisies au moment où chaque décision est prise.
Sans Flexireo
- Rapprochement de tableurs en fin d’année, à partir d’e-mails, de WhatsApp et de dossiers partagés.
- Des PDF envoyés par WhatsApp, chacun décrivant le même travail à sa façon.
- Une course à la conformité chaque trimestre, en plus du travail courant.
- Données ressaisies, photos manquantes, opérateurs mal identifiés.
- Les lots envoyés au don, au recyclage ou à l’élimination sortent complètement du suivi du reconditionnement.
- Des écarts de plus de 10 % découverts seulement quand un auditeur pose la question.
Avec Flexireo
- Une décision de tri enregistrée pour chaque lot : reconditionnement, réemploi, don, recyclage ou élimination.
- Des données structurées saisies au moment de la décision, pas après coup.
- Photos et horodatage rattachés à chaque unité.
- Un export au format de l’annexe I, prêt pour un contrôle ESPR, quand vous en avez besoin.
- Une vue commune pour la marque, l’intermédiaire et l’atelier.
- Les écarts sont visibles en temps réel et restent bien en dessous du seuil de 10 %.
Questions fréquentes sur l’ESPR
Vous ne trouvez pas votre réponse ? Posez-nous la question.
Qu’est-ce que l’interdiction de destruction de l’article 25 ?
L’article 25 du règlement sur l’écoconception des produits durables interdit aux grands opérateurs économiques de détruire certaines catégories de produits de consommation invendus, dont les vêtements et chaussures énumérés à l’annexe VII. L’interdiction s’applique aux grands opérateurs depuis le 19 juillet 2026 et aux opérateurs de taille moyenne à partir du 19 juillet 2030.1 La valorisation énergétique et le recyclage direct comptent aussi comme une destruction si aucune dérogation du règlement délégué (UE) 2026/296 ne s’applique.
Quelles marques sont concernées par l’article 24 ?
L’article 24 s’applique aux grands opérateurs économiques qui mettent des produits concernés sur le marché de l’UE, quel que soit leur pays d’immatriculation. Selon la recommandation 2003/361/CE de la Commission, une PME compte moins de 250 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 50 M€ ou affiche un total de bilan inférieur ou égal à 43 M€. Une grande entreprise est donc une entreprise de 250 salariés ou plus, ou qui dépasse à la fois les seuils de 50 M€ de chiffre d’affaires et de 43 M€ de bilan.6 Les moyennes entreprises (50 à 249 salariés) seront soumises à l’interdiction de destruction à partir du 19 juillet 2030.6
Quand le format standardisé devient-il obligatoire ?
Le règlement d’exécution (UE) 2026/2 fixe ce format. Il devient obligatoire pour les grands opérateurs économiques à partir du 2 mars 2027.2 D’ici là, la publication au titre de l’article 24 s’applique déjà, mais sans modèle imposé. Les exports de Flexireo suivent dès maintenant la structure de l’annexe I, pour que vos données soient prêtes pour les exigences à venir.
Qu’est-ce que le seuil de vérification de 10 % ?
Le règlement d’exécution (UE) 2026/2 prévoit qu’un écart de plus de 10 % entre les informations publiées par une entreprise et les registres des opérateurs de traitement des déchets peut déclencher un contrôle.2 Le seuil est bas et la charge de la preuve pèse sur l’opérateur économique. La traçabilité à l’unité et des confirmations structurées des opérateurs de traitement sont essentielles pour rester sous les 10 %.
Le recyclage et l’incinération sont-ils considérés comme une destruction ?
Oui. Selon le règlement, la valorisation énergétique (incinération avec récupération d’énergie) comme le recyclage direct sont considérés comme une destruction lorsqu’un grand opérateur économique les applique à des produits invendus concernés après le 19 juillet 2026, sauf si une dérogation du règlement délégué (UE) 2026/296 s’applique.3 La préparation en vue du réemploi et le réemploi en l’état restent possibles sans dérogation. Lorsqu’une dérogation s’applique, la destruction doit tout de même respecter la hiérarchie des déchets de l’article 4 de la directive 2008/98/CE : le recyclage passe avant les autres formes de valorisation (dont la valorisation énergétique) et avant l’élimination.7
Quelle est la différence entre l’ESPR et la loi AGEC française ?
La loi AGEC (décret 2022-748 du 29 avril 2022) est une loi française anti-gaspillage antérieure à l’ESPR ; elle s’applique aux invendus non alimentaires depuis le 1er janvier 2022. L’ESPR est un règlement européen applicable dans tous les États membres. L’AGEC impose une responsabilité élargie du producteur plus stricte, via Refashion et SYDEREP ; l’ESPR impose une publication plus standardisée. Les marques présentes en France doivent respecter les deux : les deux régimes se superposent au lieu de se remplacer.
Les moyennes entreprises doivent-elles aussi se conformer à l’ESPR ?
Les moyennes entreprises (50 à 249 salariés, avec un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 50 M€ ou un total de bilan inférieur ou égal à 43 M€, et qui ne sont pas des petites entreprises au sens de la recommandation 2003/361/CE) sont soumises à l’interdiction de destruction de l’article 25 à partir du 19 juillet 2030.16 L’obligation de publication de l’article 24 devrait s’étendre aux opérateurs économiques de taille moyenne selon le même calendrier, la date exacte devant être fixée par des actes d’exécution ultérieurs. Flexireo recommande aux entreprises de taille moyenne de construire dès maintenant leur piste d’audit, car ce sont les données recueillies pendant le reconditionnement qui serviront de base à tout contrôle futur.
Que demande la déclaration par code NC ?
Selon l’annexe I du règlement d’exécution (UE) 2026/2, la déclaration par code NC se fait par défaut à deux chiffres pour la plupart des catégories de produits. Les catégories de l’annexe II de ce règlement, qui comprennent la plupart des textiles, accessoires d’habillement et chaussures, doivent être déclarées à quatre chiffres.2 Le nombre total d’unités et le poids en kilogrammes doivent être indiqués pour chaque code NC.
Où publier les informations au titre de l’article 24 ?
Les informations au titre de l’article 24 doivent être publiées sur un site internet librement accessible, géré par l’opérateur économique, dans les douze mois suivant la clôture de l’exercice, et y rester au moins cinq ans. Flexireo produit des exports prêts à publier au format de l’annexe I ; la publication elle-même reste de la responsabilité de l’opérateur.
Comment Flexireo aide-t-il pour la piste d’audit ESPR ?
Flexireo assure la traçabilité à l’unité, enregistre les décisions de tri, horodate chaque changement de statut, conserve les photos et les confirmations des opérateurs de traitement, et garde le tout au moins cinq ans. Les données remplissent automatiquement les cinq catégories de l’article 24 pour tous les parcours, et pas seulement le reconditionnement, au fil du travail quotidien. Voir comment ça marche ou réserver une démo de 30 minutes.
L’ESPR couvre-t-il les retours clients ou seulement les stocks invendus ?
Les deux, avec une limite précise. La notion définie de « produit de consommation invendu » (article 2, point 37, de l’ESPR) couvre les surplus, les excédents de stock et les stocks dormants, ainsi que les produits qu’un consommateur retourne en vertu de son droit de rétractation prévu à l’article 9 de la directive 2011/83/UE ou pendant un délai de retour plus long proposé par le professionnel.18 Les retours qui reviennent par la logistique inverse puis sont mis au rebut relèvent donc à la fois de la publication prévue à l’article 24 et de l’interdiction de destruction de l’article 25. Les retours fondés sur une autre base juridique, par exemple un produit défectueux retourné au titre de la garantie légale de conformité, ne sont pas au sens strict des retours liés au droit de rétractation ; mais lorsque ces unités rejoignent le stock invendu et sont mises au rebut, elles sont couvertes à ce titre.
L’ESPR s’applique-t-il aux produits que les consommateurs jettent eux-mêmes ?
Non. Une fois qu’un consommateur a acheté et gardé un produit, tout ce qui suit relève des déchets post-consommation, régis par la directive-cadre relative aux déchets (directive 2008/98/CE) et par la responsabilité élargie du producteur, et non par les articles 24 et 25 de l’ESPR.7 Ces deux articles ne s’appliquent que lorsqu’un opérateur économique met au rebut un stock qui n’a jamais été vendu définitivement, y compris les retours effectués pendant le délai de rétractation.
Les surplus et les stocks dormants doivent-ils être déclarés même s’ils n’ont jamais été retournés ?
Oui. L’article 2, point 37, mentionne expressément les surplus, les excédents de stock et les stocks dormants, et la durée de mise en vente d’un produit ne change rien.1 Si vous mettez au rebut un stock invendu, il relève de la publication prévue à l’article 24 et, s’il appartient à une catégorie de l’annexe VII (vêtements, accessoires d’habillement et chaussures), l’interdiction de destruction de l’article 25 s’applique aussi depuis le 19 juillet 2026 pour les grands opérateurs économiques.1
Pour aller plus loin
Des guides détaillés sur les volets de l’ESPR que les marques d’habillement doivent traiter en premier, et sur le futur passeport numérique des produits.
L’article 24 de l’ESPR
Ce que les marques d’habillement doivent déclarer et comment la publication se passe en pratique.
Lire le guideListe de contrôle : interdiction de destruction
Un programme en sept phases pour travailler sous l’interdiction de détruire les vêtements et chaussures invendus, en vigueur depuis le 19 juillet 2026.
Ouvrir la liste de contrôlePasseport numérique des produits textiles
L’acte délégué sur le passeport numérique, les données attendues, les supports QR et NFC et le registre central de l’UE.
Lire le guideDiagnostic ESPR
Un diagnostic interactif gratuit de 19 questions en sept minutes, qui donne un score de préparation en trois couleurs sur cinq catégories et une liste d’actions à télécharger. Conçu pour les équipes conformité qui travaillent sous l’interdiction de destruction et préparent leur première publication au titre de l’article 24.
Faire le diagnosticMettez en place votre piste d’audit ESPR avant votre première publication au titre de l’article 24
La plupart des marques d’habillement ne sont pas encore prêtes à publier leurs informations au titre de l’article 24.
Les informations doivent être publiées dans les douze mois suivant la clôture de l’exercice, et pour beaucoup de marques ce délai court déjà. Suivez chaque lot non conforme, en reconditionnement, en recyclage ou à l’élimination, avec une documentation capable de passer un contrôle ESPR.
Sources
Sources primaires citées ci-dessus. Les liens s’ouvrent dans un nouvel onglet.
- 1. Règlement (UE) 2024/1781 (ESPR) : eur-lex.europa.eu
- 2. Règlement d’exécution (UE) 2026/2 : eur-lex.europa.eu
- 3. Règlement délégué (UE) 2026/296 (dérogations) : eur-lex.europa.eu
- 4. Communiqué de la Commission, 9 fév. 2026 : environment.ec.europa.eu
- 5. Agence européenne pour l’environnement (2024) : eea.europa.eu
- 6. Recommandation 2003/361/CE (définition PME) : eur-lex.europa.eu
- 7. Directive 2008/98/CE (directive-cadre déchets) : eur-lex.europa.eu
- 8. Directive 2011/83/UE (directive relative aux droits des consommateurs), article 9 (droit de rétractation) : eur-lex.europa.eu
Avertissement. Cette page est fournie à titre d’information générale et ne constitue pas un conseil juridique. Les règlements européens et leurs actes d’exécution évoluent souvent. Flexireo revoit ses pages à partir des dernières versions consolidées des textes cités, mais des erreurs restent possibles et le droit a pu changer depuis la dernière révision. Consultez les sources primaires indiquées et demandez l’avis d’un juriste qualifié avant de vous fonder sur une affirmation de cette page. Page publiée le 11 mai 2026 ; dernière révision le 11 mai 2026.